L’Hôtel de la Tapoa a été construit en 1980 pour répondre au désir de l’ancien président de la république française, Valéry Giscard d’Estaing, qui s’en servait de base pour mener... des parties de chasse. Son financement a été assuré par la Coopération française.
Hôtel de brousse, il est alors l’un des endroits «en vogue» du sud Niger, aux tarifs abordables seulement par une minorité de « happy few ».
Sa gestion est confiée au groupe Sofitel, qui le laissera à l’abandon à partir des années 90.
C’est donc un ensemble de bâtiments très fortement dégradés que découvre la coopérative de voyageurs Point-Afrique lorsque, à partir de 2002, elle commence à s’intéresser à la région et plus spécifiquement au parc du W.
Fidèle à son credo de désenclavement des régions les plus déshéritées de l’Afrique, Point-Afrique qui avait affrété un vol sur Agadez dès 1998, s’est rapidement rendu compte du potentiel que représentait le W en termes d’éco-tourisme. En 2001, elle ouvre une ligne aérienne à destination de Niamey : tout était alors en place pour faire revivre cet endroit magique qu’est l’Hôtel de la Tapoa.
Plusieurs études de faisabilité seront nécessaires avant qu’en 2005, un contrat de gérance soit signé avec l’Etat Nigérien.
Une première tranche de 500 000 € est alors investie pour répondre aux besoins de gros-œuvre.
Depuis, un investissement annuel de 150 000 € a été consenti pour que l’hôtel redevienne enfin ce qu’il mérite d’être - la base idéale de découverte du parc du W, qui conjugue avec bonheur qualité et simplicité, tout en assurant d’importantes retombées économiques aux populations riveraines.